L'histoire des jardins de Pontoise retrace l'évolution des formes de promenade publique. Sous l'Ancien Régime, à Pontoise comme à Paris, il semble que les citadins ne disposaient pour les promenades que des fossés et des espaces avoisinants. Comme ailleurs, ils avaient accès aux jardins nobles dans des occasions exceptionnelle. A Pontoise ceux de l'abbaye de Saint Martin lors de noces princières.
Pontoise s'est dotée d'un jardin communal avant même que la ville de Paris ne commence à équiper ses quartiers. En 1821 les édiles locaux achètent un hôtel particulier rue de la Coutellerie, immédiatement loué à l'Etat pour établir la sous-préfecture. Le jardin, situé de l'autre côté de la rue est installé sur une partie des fossés et anciens remparts, reçoit quelques plantations suplémentaires et est accessible au public dès 1822.
De son côté, le vendeur avait depuis 1767 agrandit et aménager ses jardins.
Le belvédère et le labyrinthe de "la montagne" qui subsistent, peuvent faire penser qu'il s'agissait d'un "jardin pittoresque" selon la mode de l'époque. Pendant les premiers temps, la fréquentation du jardin communal semble être un luxe: il est ouvert les dimanches et fêtes. On y est tenu de s'endimancher. Pour permettre l'acccès à un grand nombre de citadins, la municipalité décide rapidement de le compléter par une promenade en comblant les fossés de la ville en 1839. C'est là une opération d'urbanisation d'envergure pour une ville de sous-préfecture. L'ouverture, à partir de 1840, de la " promenade " tous les jours de la semaine, à la belle saison, montrer que le jardin assure dès lors une fonction permanente dans l'organisation de la cité. Pour bien faire situer les réalisations pontoisiennes, il faut se souvenir que Haussmann a été nommé à la préfecture de la Seine en 1853.


Réplique de l'axe historique de Paris - Louvre - Grande Arche.
En 1975, les urbanistes, soucieux de donner à Cergy-Pontoise une identité fondatrice, font bâtir un espace symbolique de la ville nouvelle, un lieu de vie et de rencontre. La forme de la ville, organisée autour d'un méandre de l'Oise, une vue splendide sur Paris inspirent l'Axe majeur à l'artiste israélien Dani Karavan. Ce parcours urbain étagé de 3 Kms forme un vaste jardin. Douze stations le ponctuent.
1) La place des colonnes : Cette place en forme de cadran solaire se compose d'immeubles à colonnades de style néoclassique ou, pour certains, néo-cauescecu.
2) La tour du belvédère : Point de départ de l'Axe majeur, elle s'élève au centre de la place des colonnes. C'est l'aiguille d'un cadran solaire. A son sommet (36 m) on peut voir, toute l'étendue de la ville.
3) Le parc des Impressionnistes : C'est un petit verger qui évoque le passé agricole de Cergy-Neuville. Les arbres en fleurs au printemps évoquent les motifs des peintres impressionnistes.
4) L'esplanade de Paris : Cette vaste esplanade de couleur blanche constitue un lieu de rencontre et d'animations. Vers les colonnes il y a une sculpture qui " fume ". C'est un rappel du puits, qui devait chauffé la ville grâce à la géothermie.
5) Les 12 colonnes : Elle marquent la limite du plateau et du côteau. Pourquoi 12 colonnes ? " Douze, écrit Dani Karavan, est le chiffre du temps : de l'année, du jour, de la nuit. Par conséquent celui qui rythme la vie de 1'homme. L'homme à la mesure duquel cet axe est conçu. "... !
6) Les jardins des droits de l'homme : C'est la liaison entre le plateau habité et l'Oise. En 1990, François Mitterand y a planté un olivier, symbole de paix. Cet arbre est particulièrement remarqué " l'envers " à cause de la construction plastique-acier-chauffage qui le protège en hivers.
7) L'Amphithéatre Gérad Philipe : Pour passer de la terre à l'eati, en bordure de la rivière.
8) La scène : Ce lieu de spectacle est construit à l'intérieur d'un bassin qui communique avec l'Oise.
9) La passerelle : C'est le prolongement sur l'eau de l'allée qui part de la tour belvédère, Elle relie l'amphithéatre, la scène et l'île Astronotique. Elle enjambe une partie des étangs de Cergy-Neuville.
10) L'île Astronomique : " Des instruments permettent d'y mesurer le temps et de se situer dans l'univers. " En pleine ville !
11) La Pyramide : A côté de l'axe majeur une structure en béton blanc est posé sur l'eau. C'est une "Fabrique " des temps nouveaux.
12) Le carrefour de Ham : A 1,5 Km de l'île Astonomique, vers le sud-est, ce carrefour routier, qui marque 1'une des entrées dans la ville nouvelle, est le point d'aboutissement lumineux du rayon laser qui part du sommet de la tour du belvédère.



A Chaussy, outre les routes tortueuses du village et son magnifique golf (avec son château dit " du Couvert " qui est un ancien prieuré bénédictines du 12ème remanié 16ème siècle puis reconstruit en Néo-Gothique au 19ème. C'est le club-house du golf), l'endroit est appelé à devenir 'un des pôles majeurs du tourisme dans le parc régional du Vexin.
Le domaine de Villarceaux se transforme d'année en année pour devenu, un conservatoire des différents genres de jardins paysagers : parc à la française, parc à l'anglaise, jardin " chinois " ... Le domaine, en plus de son parc à multiple facettes, abrite deux châteaux : Le " château d'en haut " ou château neuf qui date de la moitié du 18ème siècle (1755-1759). Il surplombe la vallée. Il va y avoir dans ses murs un conservatoire de musique classique. Pour aller jusqu'à l'étang il faut emprunter la belle descente en vertugadin.
En-bas, près de l'eau, il y a le Manoir (fin 15ème début 16ème siècle) dont il ne reste que les bâtiments de l'ancienne ferme. L'une des tours nommée " pavillon de Ninon " nous rappelle les amours célèbres de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, et de Ninon de Lenclos. Chaque année, à la rentrée de septembre, à l'occasion du festival d'Ile de France, un concert-promenade se déroule dans plusieurs endroits du domaine.


Le potager et les bords de Seine à La Roche Guyon

On associe assez facilement parc paysager avec l'image d'un château mais moins facilement un château avec celle d'un verger-potager.
Au 17ème siècle, des gentilshommes, suivant la mode royale (St Germain en Lave ou Versailles) se lancent dans l'étude et l'écriture de traités d'arboriculture. La
culture des arbres fruitiers a fait l'objet de tous temps d'un soin particulier aussi bien dans la recherche de l'amélioration de variétés que dans l'introduction et
l'acclimatation de nouvelles espèces.
Avec le 18ème siècle, les retours des longs voyages de découvertes et le goût de la recherche scientifique du siècle des Lumiéres vont accélérer les traités horticoles. Il faut aussi se souvenir que c'est l'époque des Physiocrates qui voient dans la terre l'origine des richesses des Nations.
C'est dans ce contexte que se situe le verger-potager de La Roche Guyon. Alexandre de La Rochefoucauld et sa fille passionnés de botanique et d'horticulture font planter un verger-potager sur les bords de la Seine à partir de 1741. Cette réalisation s'inscrit dans l'ensemble des travaux entrepris au château :
1735: démolition des créneaux qui coiffent les murs du bâtiments principal et surélévation du corps de logis.
1738-1739: achévement des communs.
1740 : achévement du grand perron et de l'escalier d'honneur.
1740-1745 : construction des écuries et transformation de l'ancien potager en jardin à la française.
1742: réalisation du réseau d'alimentation en eau potable.
1747: destruction de 1'ultime vestige des remparts de la cour du bas.
1773-1793 : aménagement du parc Ouest et nombreuses plantations dans le duché. A partir de la deuxième moitié du 18ème siècle le domaine s'ordonné selon un axe perpendiculaire à la Seine. Cet axe, qui commande tout le site, du donjon au fleuve, voit se dérouler terrasses, pelouses, parterres et massifs témoignent de l'apogée du lieu à l'époque classique.
Jusqu'à la construction de l'aduction d'eau courante en 1742, l'alimentation du village en eau pour ces besoins tant domestique qu'agricole dépendait du fleuve. Un bief artificiel était creusé à contrepente depuis la Seine jusqu'à un petit étang mitoyen du jardin des chapelains du prieuré de la Saint Trinité.
En 1742, une distribution d'eau sous pression est construite. Une source est captée à Chérence sur le plateau.
Il y avait un jardin potager au château. Il avait été créé au 17ème siècle par apport de remblais. La Seine venant auparavant baigner les douves du château. Clos au Sud par un mur-digue en briques, il servait ainsi, en outre de l'utilité et de l'agrément de ses cultures, de remparts contre les inondations. Les crues étaient fréquentes avant la canalisation du fleuve au milieu du 19ème siècle.
Le jardin était vaste de huits arpents (environ quatre hectares) et bordé de hauts murs couverts d'espaliers au nord et à l'est. Il est formé de quatre grands carrés. Chaque carré est divisé par deux axes également perpendiculaires que coupent deux diagonales, dessinant ainsi 32 parcelles triangulaires.
En 1741, le potager, ou plus exactement le verger, était important: 675 arbres dont 442 poiriers(14 espèces), 143 pommiers, 74 pêchers et 16 pruniers.
L'organisation et les modes culturales du verger témoigne d'une heureuse synthèse, entre le goût classique pour la symétrie, l'ordonancement, la rigueur et une approche plus personnelle des châtelains de La Roche Guyon respectant les lois de la botanique et les traditions agraires (vergers à la manière de la Normandie) mais orientée vers la satisfaction du plaisir esthétique et gastronomique.
Le potager a cessé d'être réellement exploité dans les années 1950. Il était loué depuis 1925 à des maraîchés. Après la mort de Mr Bertheaume le bail fut repris par son fils qui délaissa petit à petit le potager-verger. Désormais, il est à l'abandon. Un projet de remise en état par une reconstruction du verger de 1740 est a l'étude.


Les jardins du château ont été retracés à l'italienne au 20ème siècle. Le jardin supérieur, sur une terrasse, est inspiré d'une fresque de 1623 de Paul Brill et le jardin intérieur rappelle la gamberacia de Florence
dessinée par Léonard de Vinci.
L'entrée du parc, ouvert à la belle saison, est payante.
Site des jardins : http://www.ambleville.com