Circuits de randonnées (G.R)
(P = Pontoise / V = Vigny / R.G = La Roche Guyon)

Localisation des châteaux du Vexin

 


Qu'est ce qu'un "Parc Naturel Régional" ?
C'est un contrat signé entre l'Etat et les collectivités locales (communes, départements, régions) pour assurer la protection et le développement durable d'un territoire.
Ce contrat est consigné dans une Charte du Parc, signée pour 10 ans, qui précise les objectifs à atteindre ainsi que les lignes budgetaires nécessaire à ceux-ci.

La Charte du Parc Régional du Vexin définit 7 objectifs :
1 - Sauvegarder les espaces naturels, les paysages et en règle génèrale la qualité de la vie dans le territoire,
2 - Réhabiliter et réutiliser le patrimoine bâti, restaurer le patrimoine culturel, entre autre le "petit patrimoine" comme les lavoirs ou les colombiers,
3 - Contribuer au maintien et au développement d'une agriculture économiquement viable, respectueuse de l'environnement,
4 - Favoriser la création d'emplois, en évitant le développement des zones "artisanales" de façon arnarchique,
5 - Participer à l'épanouissement de la vie locale et aider les communes dans ce sens,
6 - Promouvoir le tourisme "vert",
7 - Faire de la Maison du Parc un centre d'informations, de communication et d'animation.

Le Parc Régional est géré par un syndicat mixte où siègent les représentants des conseils municipaux, généraux et régionaux.(Nota : il n'y a pas d'associations ou de personnes physiques !). Son budget provient des collectivités locales.
En France, le premier Parc Naturel Régional fut celui de Scape-Escaut en 1968. Celui de la Haute-Vallée de Cheuvreuse, en Ile de France, date de 1985. Celui du Vexin Français de 1995. C'est donc bientôt l'évaluation de la première Charte et de son renouvellement.
D'autres projets existent dans le Val d'Oise :
- Parc des Trois Forêts : Isla Adam - Carnelle - Montmorency
- Parc du Pays de France : Autour de Luzarches.

Dès qu'il existe encore quelques champs ou forêts doit-on créer un Parc Naturel Régional ? Le débat est ouvert en ce qui concerne l'aménagement du territoire.


"Le Vexin, terre d'abondance

Entre le Bassin parisien et la Normandie, le Vexin français a ses paysages pour première richesse.
Une région façonnée par l'homme depuis la préhistoire, à parcourir en voiture.
Plateaux céréaliers à l'ouest et succession de vallons boisés et giboyeux à l'est, coteaux calcaires en surplomb de la
Seine : tel est le Vexin. "Le pays vequecin a chair et poisson, terre et eau, bois et vignes, bois et prés, estangs et rivières, petites montagnes et doulces vallées, chaulx et plastre, pierres et briques, villes et chasteaux, nobles et paysans, hommes en grand nombre et plusieurs espèces d'animaux ; bref, il n'y a pays au monde plus commode tant pour la sérénité de l'air que pour l'abondance des vivres qui y sont quand il court bon temps." Voilà comment un chroniqueur de Pontoise décrit en 1587 le Vexin, région qui sépare le Bassin parisien de la Normandie.

Créé en 1995, le parc naturel régional du Vexin français préserve ce territoire.
Ses terres agricoles couvrent 70 % du territoire, et la moitié d'entre elles sont dévolues à la culture du blé.
Cette région "frontalière" a donc logiquement développé une cuisine de terroir et sa visite peut être envisagée comme une étape gastronomique.
Sa fertilité a attiré très tôt l'occupation humaine. Dès la préhistoire, ceux que l'on nomme les "archéovexinois" élurent ces terres, parcourues par trois rivières (la Seine au sud, l'Epte à l'ouest, et l'Oise au nord). Dans cette région couvrant aujourd'hui 94 communes et 66 000 hectares, les Romains s'attardèrent plus de deux siècles dans ce qu'ils baptisèrent le Pagus Vilcassinus. Arrivés vers 880, les Vikings s'y établirent avant de gagner, à la demande d'Hugues Capet, le nord de l'Epte et d'y fonder la NormandieCe cours d'eau marque toujours la frontière entre le Vexin français et celui de Normandie, à l'ouest.
La profusion de mottes castrales, maisons fortes et châteaux témoigne de cet engouement qui, au fil des siècles, ne s'est jamais démenti, mais aussi de sa position stratégique : l'ennemi venait de la mer par la Seine.

Notre itinéraire (voiture indispensable) débute par un modèle de manoir rural : Théméricourt. Sans doute édifié à la fin du XVe siècle par un noble qui lui donna son nom, ce logis un peu sévère, composé de deux corps de bâtiment en équerre, flanqué de quatre tourelles rondes, accueille aujourd'hui la Maison du parc, centre de documentation dévolu au Vexin et à ses multiples richesses. Installé dans les communs, un musée présente les traditions populaires régionales à l'aide d'un assortiment très complet d'objets ethnographiques.
A Guiry-en-Vexin, un peu plus loin, un tumulus artificiel abrite le Musée archéologique départemental, aux collections remarquablement fournies, en majeure partie issues du site gallo-romain de Genainville - villa dotée d'un magnifique théâtre et d'un temple rural - et de l'allée couverte voisine, dite du Bois-Couturier, le plus célèbre monument mégalithique du Vexin (découvert en 1915). Sa chambre sépulcrale a livré plus de deux cents squelettes, quelques silex taillés et des tessons de céramique.
En suivant la route qui traverse le charmant village de Guiry, l'itinéraire se poursuit vers Wy-dit-Joli-Village et ses fermes vexinoises traditionnelles. Selon la légende, ce bourg agricole doit son toponyme à Henri IV, qui, au cours d'une chasse, s'y serait égaré avec sa jeune maîtresse Gabrielle d'Estrées. En le traversant, le Vert Galant se serait benoîtement exclamé : "Oh ! Le joli village..."
En 1977, lorsque le jeune forgeron Claude Pigeard souhaita créer un musée de l'outil dans son atelier, il découvrit des thermes datés du IIe siècle, caractérisés par leur chauffage par le sol. Près de l'ancien presbytère datant du XVIIIe siècle, des fouilles ont alors mis au jour un ensemble gallo-romain de quelques salles, dont le caldarium avec sa baignoire en abside.
De Wy, on relie Chaussy et son joyau, le domaine de Villarceaux, par la D142. Après de longs travaux de restauration, les deux châteaux édifiés dans un parc somptueux de 63 hectares viennent tout juste d'ouvrir au public. Ce domaine, qui exalte à la fois sa rusticité et la magnificence de ses jardins, condense l'histoire architecturale d'Ile-de-France. Une ancienne maison forte (XIIIe siècle), le "manoir", occupe le fond de la vallée. Son ancien châtelet d'entrée, le pavillon de Ninon, nommé ainsi en mémoire de Ninon de Lenclos, maîtresse de Louis de Mornay, l'un des occupants du lieu, est remarquable par les peintures d'une chambre et d'un cabinet. Autour s'étendent d'exceptionnels plans d'eau, terrasses et bosquets. Devenu propriétaire du domaine au milieu du XVIIIe siècle, le marquis de la Buissière fit édifier au point le plus élevé du parc une nouvelle demeure, le château neuf, coiffé de hautes toitures d'ardoises et d'un arsenal impressionnant de cheminées. Il recèle de très belles pièces : une console de l'ébéniste Nicolas Heurtaut, des séries de sièges estampillés Chevigny et des tapisseries de l'école de Bruxelles.
Le circuit s'achève par La Roche-Guyon, dont la position stratégique entre l'Epte, la Seine et la forêt royale d'Arthies expliquent la présence, dès 1190, d'un donjon sur les falaises calcaires. Cette place forte servit d'exemple pour la construction du célèbre Château-Gaillard, situé en aval sur la Seine, aux Andelys.
En direction de Chérence, la route des crêtes offre à la fois un panorama sur le fleuve qu'appréciait particulièrement l'impressionniste Claude Monet et une vue imprenable sur les corniches calcaires. A mi-pente, on perçoit aussi les constructions troglodytiques, refuges imprenables en temps de guerre. Un réseau de galeries et un passage secret de 450 marches sillonnent la falaise. Au XVIIe siècle, le neveu de Boileau fit d'ailleurs creuser dans la roche, au village bien nommé de Haut-Isle, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption. En contrebas, la falaise proche de la Seine a contraint le château chéri de François de la Rochefoucauld : ce domaine, qui ne cessa d'être remanié jusqu'au XVIIIe siècle, a fait l'économie d'un parc à sa mesure. C'est bien la seule sur cette terre opulente.
Louise Noailhac "Balades à Paris et en Ile-de-France""

Pratique


À VOIR :

LE MUSEE DE LA POMME ET DES FRUITS OUBLIÉS
- AMÉNAGÉ AU CœUR DU VILLAGE DE SAINT-CLAIR-SUR-EPTE DANS LA FERME DU PRIEURÉ - AVEC SON VERGER-CONSERVATOIRE, PLANTÉ EN 1991, PERMET DE DÉCOUVRIR SUR 3 HECTARES QUELQUE 550 VARIÉTÉS DE POMMIERS ET 350 DE POIRIERS. VISITE UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS, TÉL. : 01-34-67-40-42.
MAISON DU PARC NATUREL RÉGIONAL DU VEXIN FRANÇAIS, 2, RUE ACHIM-ABOS, 95450 THÉMÉRICOURT, TÉL. : 01-34-66-15-10.
MUSÉE DU VEXIN FRANÇAIS, 95450 THÉMÉRICOURT, TÉL. : 01-34-48-65-00.
MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE DÉPARTEMENTAL DU VAL-D'OISE, PLACE DU CHÂTEAU, 95450 GUIRY-EN-VEXIN, TÉL. : 01-34-67-45-07.
CHÂTEAU DE VILLARCEAUX, À CHAUSSY, TÉL. : 01-34-67-74-33.
CHÂTEAU DE LA ROCHE-GUYON, TÉL. : 01-34-79-74-42.

FAIRE ÉTAPE :

LA MAISON DU PAIN
RETRACE L'HISTOIRE DU PAIN À PARTIR DES PREMIÈRES GALETTES PRÉHISTORIQUES, 31, GRANDE-RUE, 95450 COMMENY, TÉL. : 01-34-67-41-82.
FERME DU LAPIN-COMPOTE, 95450 COMMENY, TÉL. : 01-34-67-40-06.
À LA FERME DE VAULÉZARD, ON PEUT AUSSI SE PROCURER DES LÉGUMES ANCIENS ET DE LA CONFITURE DE TOMATES VERTES, 14, COTE PAVILLON, 95510 VIENNE-EN-ARTHIES, TÉL. : 01-34-78-29-61.