Historique :

Assise sur un éperon rocheux qui fut propice à l'édification de fortifications médiévales, Pontoise se trouve située au confluent de l'Oise et de la Viosne.
Après le traité de Saint Clair sur Epte (911) devient la capitale du Vexin Français. De nombreuses fondations religieuses furent faites à la fin du 11ème et début 12 ème siècles : Saint André, Saint Mellon, Saint Maclou, Saint Martin, Hôtel Dieu.
Le 13 ème siècle marque son apogéeL La ville est une résidence royale ou princière jusque sous Louis XIV.
Avec la proximité de la Normandie, la ville connaît plusieurs guerres. Par exemple la guerre de Cent Ans : prise par les anglais en1419 ou Guerres de Religion
en 1589 ou encore 1944 avec les bombardements U.S qui rasent les habitations en bords d'Oise.
Pontoise fut longtemps une paisible petite sous-prèfecture de Seine et Oise. Les années 1960 voit la ville grandir et quitter sa taille "provinciale" avec la création du département du Val d'Oise, de la Ville Nouvelle de Cergy-Pontoise et de la grande banlieue de Paris.
La ville a su conserver un centre historique riche en monuments et en lieux de visite où les différentes traces de l'Histoire sont bien visibles.

Les jardins :

L'histoire des jardins de Pontoise retrace l'évolution des formes de promenade publique. Sous l'Ancien Régime, à Pontoise comme à Paris, il semble que les citadins ne disposaient pour les promenades que des fossés et des espaces avoisinants. Comme ailleurs, ils avaient accès aux jardins nobles dans des occasions exceptionnelle. A Pontoise ceux de l'abbaye de Saint Martin lors de noces princières.
Pontoise s'est dotée d'un jardin communal avant même que la ville de Paris ne commence à équiper ses quartiers. En 1821 les édiles locaux achètent un hôtel particulier rue de la Coutellerie, immédiatement loué à l'Etat pour établir la sous-préfecture. Le jardin, situé de l'autre côté de la rue est installé sur une partie des fossés et anciens remparts, reçoit quelques plantations suplémentaires et est accessible au public dès 1822.
De son côté, le vendeur avait depuis 1767 agrandit et aménager ses jardins.
Le belvédère et le labyrinthe de "la montagne" qui subsistent, peuvent faire penser qu'il s'agissait d'un "jardin pittoresque" selon la mode de l'époque. Pendant les premiers temps, la fréquentation du jardin communal semble être un luxe: il est ouvert les dimanches et fêtes. On y est tenu de s'endimancher. Pour permettre l'acccès à un grand nombre de citadins, la municipalité décide rapidement de le compléter par une promenade en comblant les fossés de la ville en 1839. C'est là une opération d'urbanisation d'envergure pour une ville de sous-préfecture. L'ouverture, à partir de 1840, de la " promenade " tous les jours de la semaine, à la belle saison, montrer que le jardin assure dès lors une fonction permanente dans l'organisation de la cité. Pour bien faire situer les réalisations pontoisiennes, il faut se souvenir que Haussmann a été nommé à la préfecture de la Seine en 1853.


Les places du Petit et du Grand Martroy :

Situées autour de la cathédrale, ces places forment le coeur d'un quartier architecturalement pittoresque. En 1543, le déplacement du cimetière permit l'ouverture de la place du Petit-Martroy. De l'autre côté de la rue, on accède au jardin public, installé dans les anciens fossés, par la porte de l'ancienne mairie. Cette dernière fut offerte à la ville en 1779 par le prince de Conti. La place du Grand Martroy est l'ancienne Grande Place au Blé. Elle accueille toujours le grand marché du samedi. A y voir la bonne librairie " Alinéa " et ses sous-sols. L'Office du Tourisme est sur la plus petite des places.

La place des Noineaux :

Lors de la restauration du vieux Pontoise, on décida d'aérer le tissu urbain ancien, très dense. On détuisit donc une partie des maisons vétustes de la rue des Moineaux pour y aménager une place dégageant les maisons aux facades (le couleurs. C'est sur cette place que ce trouve l'entrée des sous-terrains de la ville.
construite sur un promontoire calcaire, la ville recéle d'innombrables caves reliées entre elles. Souvent qualifiées de sous-terrains, elles générent de nombreuses légendes. Une des plus connues raconte que les moines de l'abbaye Saint Martin (à Pontoise) rejoingnaient les religieuses de Maubuisson (à Saint Ouen l'Aumone) par une galerie passant sous l'Oise. Les plus belles caves, voûtées d'ogives et dotées d'escaliers " à main ", furent aménagées au Moyen-Age, lorsque Pontoise, Capitale du Vexin Français, était un grand centre de commerce et d'exportation de vins vers le nord de la France et les Flandres. Sous le château, du côté de l'Oise, il existe un port fluivial.

La place des harengs :

C'est l'ancien marché aux poissons. Ce poisson avait une grande importance dans l'Europe Chrétienne pour les nombreux jeûns et carêmes du calendrier. De nos jours, la foire Saint Martin est toujours placée sous le bouble signe du hareng et du ginglet.


La cathédrale Saint Maclou :

Un premier édifice fut construit entre 1140 et 1160 à l'emplacement d'une chapelle dédiée à Saint Eustache. Après le ravages de la guerre de cent ans, l'église fut en partie reconstruire et agrandie.
déambulatoire de style roman, influencés par l'abbatiales de Saint Denis. Les voutes et les baies ont été refaites à cette époque. De 1450 à 1470, furent édifiées la façade, les deux premières travées de la nef et la base de la tour-clocher. Saint Maclou fut pour l'essentiel achevée au 16ème siècle d'où le style gothique flamboyant de nombreuses parties extérieures.
A la création du département du Val d'Oise et de l'évêché de Pontoise en 1966, l'église devint cathédrale. A noter que l'église de Conflans porte le même nom.


Le musée Tavet Delacour :

Le bâtiment, près de la poste et de la mairie, est un bel exemple de l'architecture civil du 15ème siècle. Cet hôtel particulier bâti pour être la demeure du représentant de l'archêveque de Rouen, fut vendu en 1791 comme Bien National. Il accueillit le tribunal d'instance avant d'être racheté, en 1899, par Camille Tavet, érudit local, qui le restaura puis en fit don à la commune. La dotation Freundlich (1968) composée de sculptures et de peintures abstraites constitue le fond du musée qui accueille nombreuses exposition temporaires.

Le musée Pissaro :

Installé à l'emplacement du château médiéval dans une maison bourgeoise du 19ème siècle, ce musée est dédié à Pissaro, Il rassemble des oeuvres de peintre de la vallée de l'Oise (Piette, Daubigny, Thornley ... ). Du parc, situé sur les anciens remparts, le visiteur bénéficie d'un beau panorama sur la ville et la rivière.


 

Si Pontoise, est la capitale historique du Vexin Français, Magny-en-Vexin est devenu de fait La ville du Vexin Français. Ce depuis que Pontoise s'est agglomérée à d'autres communes pour former Cergy-Pontoise et que, l'urbanisation de la banlieue parisienne et son réseau routier après 1960, ont fait disparaître le rayonnement de Pontoise comme "capitale provinciale".
La ville grâce a sa position privilégiée au carrefour des deux routes Paris-Rouen et Beauvais-Vernon a connu un rayonnement comparable à celui de Pontoise. De nos jours, elle est devenue une commune dortoir à cause ou grâce à la N.14 et A.15. Elle n'habrite plus les nombreuses entreprises de fabrication de chaise qu'elle avait au 19ème siècle. Seul reste pour évoquer ce passé la fabrique des meubles Weiss que l'on peut visiter dans un ancien moulin sur la route de Paris.
La ville a conservé de nombreux hôtels particuliers car elle fut le siège d'un baillage seigneurial puis, au 17ème siècle, d'un baillage royal. C'était aussi un centre religieux avec de nombreuses congrégations (Cordeliers, Bénédictines, Ursulines).
La ville était fortifiée, la frontière du Nord a reculée qu'au 17ème siècle et la Normandie est définitivement devenue française qu'en 1450. Les fortifications ont été remplacées par un boulevard circulaire au 18ème siècle. Il délimite toujours la vieille ville dans un heptagone. A l'une des extrémité de la ville, deux piliers décorés de trophées militaires et de guirlandes marquent, depuis 1778, l'ancienne porte de Paris. Dans le centre ville certaines ruelles étroites ont été conservées.

-Place d'Arnies : La place du " viel marché aux bleds " est devenue à la Révolution " place d'Armes " car elles servait de lieu de rendez-vous à la garde nationale. Son cachet réside dans les facades des maisons qui l'entoure aux lucarnes et aux frises variées.

-L'église : Pierre Legendre, Trésorier de France et seigneur de Magny de 1493 à 1524, fit ériger la croix en pierre qui porte ses armes et qui se dresse toujours sur la place. Il reconstruisit au 16ème siècle l'église Notre Dame qui avait été abîmée pendant la guerre de cent ans. Son portail Renaissance (1548) est attribué à Jean Grappin. Le transept nord (1607) est très original : décoration de style corinthien, frontons à horloge et à cadran solaire. A l'intérieur il y a un baptistère à baldaquin, de nombreux tableaux et le mausolée des Villeroy, digne de la statuaire des plus grands du royaume.

                         s



Au début des années 1960, le président de la République, le Général De Gaulle, a dit à Paul Delouvrier, le haut fonctionnaire chargé du dossier de l'aménagement de la banlieue parisienne : "mettez moi de l'ordre dans ce bordel !"
La volonté de l'Etat de créer plusieurs ville-nouvelles en région parisienne rejoint le projet d'Howard de créer des "cités jardins" ou bien de "mettre la ville à la campagne".
La ville-nouvelle de Cergy-Pontoise regroupe 11 communes (Cergy, Courdimanche, Eragny, Joy le Moutier,Menucourt, Neuville, Osny, Pontoise, Puiseux-Pontoise, Saint Ouen l'Aumone (qui n'est pas dans le Vexin), Vauréal).C'est sans dout la moins mal réussit de celles construitent autour de Paris, sans doute grâce à l'unité que lui donne le méandre de la rivière (Oise). Mais, de nombreux problèmes existent encore. Par exemple, le fait que de nombreuses personnes doivent partir de la ville pour travailler vers Paris et sa banlieue tandis que dans le sens inverse ses emplois sont occupés par des habitants d'autres communes. Les bouchons de parfois 15 Kms sur l'autoroute A 15 (en partie à 4 voies !) parlent d'eux mêmes.

Port Cergy :
Aboutissement du parc de la préfecture, Port Cergy forme un trait d'union entre le quartier de Cergy-Préfecture et le vieux bourg de Cergy. Avec ses bateaux amarrés le long des quais, ses restaurants et ses cafés, Port-Cergy se donne des airs de vacances . L'ensemble, constitué de petits immeubles aux tons rose grège a été conçu par François et Bernard Spoerry, architectes de Port Grimeau. Mais ce port est avant tout une marina. Il n'est en rien un port fluvial. C'est la transplantation d'un concept de port de mer des rives de la Méditerranée en Ile de France. Il ne manque plus qu'une lanterne en guise de phare au sommet de l'odalisque qui indiquerait son entrée aux bateaux.